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Obligations du propriétaire : les droits du locataire en cours de bail

La rédaction Doctae |
guide logement litiges

Être locataire ne se résume pas à payer son loyer chaque mois. Le contrat de location crée des obligations réciproques, et le propriétaire bailleur est tenu à un certain nombre de devoirs tout au long du bail. Un chauffage en panne que personne ne répare, des charges qui grimpent sans explication, une infiltration ignorée pendant des mois : ces situations sont fréquentes et beaucoup de locataires hésitent à réagir, par crainte de tensions ou par méconnaissance de leurs droits. Pourtant, la loi du 6 juillet 1989 encadre précisément ce que le bailleur doit à son locataire. Ce guide fait le point sur les obligations du propriétaire pendant la location, sur la manière de les faire respecter et sur les courriers à utiliser pour formaliser vos demandes, sans jamais remplacer un conseil juridique.

Les trois grandes obligations du propriétaire bailleur

L’article 6 de la loi du 6 juillet 1989 fixe le socle des devoirs du bailleur. Ces obligations sont d’ordre public, ce qui signifie qu’aucune clause du bail ne peut les écarter ou les réduire au détriment du locataire. Une clause contraire serait réputée non écrite et n’aurait aucune valeur.

Délivrer un logement décent et en bon état

Le propriétaire doit remettre au locataire un logement décent, c’est-à-dire qui ne présente aucun risque pour la santé ou la sécurité de l’occupant, et qui dispose des équipements essentiels au quotidien. Les critères de décence sont définis par le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 : surface minimale, présence d’une installation de chauffage, d’eau potable, d’une installation électrique aux normes, d’une cuisine ou d’un coin cuisine, et d’une absence d’infiltrations ou de nuisibles. Depuis 2023, un seuil de performance énergétique s’ajoute progressivement à ces exigences pour les passoires thermiques.

Le logement doit également être délivré en bon état d’usage et de réparation. Si des défauts apparaissent dès l’entrée dans les lieux, l’état des lieux d’entrée est l’occasion de les consigner. C’est aussi le moment de signaler par écrit tout ce qui n’aurait pas été noté, car ce document servira de référence à votre départ.

Assurer une jouissance paisible des lieux

Le bailleur doit garantir au locataire qu’il pourra occuper le logement sans trouble de son fait. Il ne peut pas, par exemple, entrer dans le logement sans autorisation, multiplier les visites injustifiées, ou imposer des travaux abusifs en dehors des cas prévus par la loi. Le propriétaire est aussi tenu de garantir le locataire contre les vices ou défauts qui empêchent l’usage normal du logement, même s’il ne les connaissait pas au moment de la signature.

Cette obligation a une limite : le bailleur n’est pas responsable des troubles causés par des tiers qui ne tiennent pas leurs droits de lui, comme un voisin bruyant qui n’est pas un autre de ses locataires. Dans ce cas, c’est vers l’auteur du trouble ou la copropriété qu’il faut se tourner.

Entretenir le logement et y faire les réparations

C’est sans doute l’obligation la plus concrète au quotidien. Le propriétaire doit entretenir le logement en état de servir à l’usage prévu et y effectuer toutes les réparations nécessaires, à l’exception des réparations locatives qui incombent au locataire. Concrètement, tout ce qui relève de la vétusté, d’un vice de construction, d’une grosse panne d’équipement ou d’un problème touchant le gros œuvre est à sa charge. Nous détaillons plus bas la frontière exacte entre ses obligations et les vôtres.

Travaux et réparations : qui paie quoi ?

La répartition des charges de réparation est la source de litige la plus courante entre locataires et bailleurs. La règle générale est simple à formuler : le locataire assume l’entretien courant, le propriétaire assume tout le reste.

Les réparations locatives à la charge du locataire

Le décret n° 87-712 du 26 août 1987 dresse une liste détaillée des réparations dites locatives. Elles couvrent l’entretien courant du logement et de ses équipements. On y trouve par exemple le remplacement des joints, le rebouchage des trous, l’entretien des robinets, le ramonage, le graissage des gonds, ou le remplacement de petites pièces d’usure. L’idée directrice est que le locataire doit rendre le logement dans l’état où il l’a reçu, hors usure normale.

Les réparations à la charge du propriétaire

Tout ce qui dépasse l’entretien courant relève du bailleur : remplacement d’une chaudière hors d’âge, réfection d’une toiture, mise aux normes de l’installation électrique, traitement d’une infiltration ou d’une remontée d’humidité, changement de fenêtres vétustes. La vétusté, c’est-à-dire l’usure liée au temps et à un usage normal, ne peut jamais être facturée au locataire, ni en cours de bail ni au moment de la restitution du dépôt de garantie. C’est un point essentiel à connaître au moment de votre départ, que nous abordons en détail dans notre guide pour quitter son logement.

Comment obtenir des travaux du propriétaire

Si une réparation à la charge du bailleur s’impose, ne restez pas dans l’attente d’un accord verbal. La marche à suivre est progressive et chaque étape laisse une trace écrite :

  • Première demande écrite. Décrivez le problème précisément, joignez des photos et demandez une intervention dans un délai raisonnable. Notre modèle de demande de travaux au propriétaire pose les bases de cette première étape.
  • Mise en demeure. Sans réponse ou en cas de refus, formalisez une mise en demeure par lettre recommandée. Elle rappelle l’obligation légale du bailleur et fixe un dernier délai. Vous pouvez vous appuyer sur notre mise en demeure de faire (obligation d’agir).
  • Conciliation puis juge. En cas de blocage, la commission départementale de conciliation peut être saisie gratuitement. En dernier recours, le juge des contentieux de la protection peut ordonner les travaux et, le cas échéant, une réduction de loyer.

Une règle à retenir : ne réalisez jamais vous-même des travaux importants pour les déduire du loyer sans accord écrit du propriétaire ou autorisation du juge. Vous risqueriez de vous retrouver en tort.

Les charges locatives : ce que le propriétaire peut vraiment vous facturer

Les charges, ou charges récupérables, sont des dépenses payées d’abord par le propriétaire mais qu’il peut récupérer auprès du locataire parce qu’elles correspondent à des services dont celui-ci profite. Leur périmètre n’est pas libre : il est strictement encadré.

Une liste limitative fixée par décret

Seules les dépenses listées par le décret n° 87-713 du 26 août 1987 peuvent être récupérées. On y trouve notamment l’eau, le chauffage collectif, l’entretien des parties communes, l’électricité des communs, l’entretien des espaces verts, ou la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Tout ce qui ne figure pas dans cette liste reste à la charge exclusive du bailleur. Les gros travaux de l’immeuble, les honoraires de syndic ou les frais de gestion ne sont pas récupérables.

La régularisation annuelle obligatoire

Le plus souvent, les charges sont versées sous forme de provisions mensuelles, puis ajustées une fois par an. Cette régularisation annuelle est obligatoire. Le propriétaire doit comparer les provisions encaissées aux dépenses réelles et vous communiquer le décompte par nature de charges. Un mois avant cette régularisation, il doit tenir à votre disposition les justificatifs. Si vous avez trop payé, le trop-perçu doit vous être restitué.

Contester des charges injustifiées

Si le décompte vous semble incohérent, si une dépense ne figure pas dans la liste légale, ou si aucune régularisation n’a été faite depuis plusieurs années, vous êtes en droit de demander des explications et des justificatifs. Une contestation des charges locatives formalise cette demande et interrompt utilement la prescription. Bon à savoir : le bailleur ne peut réclamer un rappel de charges que dans la limite de trois ans, et la même limite s’applique à vos demandes de remboursement.

Le dépôt de garantie : un point de friction fréquent

Le dépôt de garantie n’est pas un acompte sur les loyers ni une réserve dans laquelle le propriétaire peut puiser librement. Il sert uniquement à couvrir les manquements du locataire constatés à son départ : loyers ou charges impayés, dégradations qui ne relèvent pas de l’usure normale.

À la fin du bail, le propriétaire dispose d’un délai d’un mois pour restituer le dépôt si l’état des lieux de sortie est conforme à celui d’entrée, et de deux mois en cas de différences justifiant des retenues. Toute retenue doit être appuyée par des justificatifs : devis, factures, photos. Une retenue pour vétusté est illégale. Si le délai n’est pas respecté, le montant dû est majoré de 10 % du loyer mensuel par mois de retard. Pour réclamer votre dû, appuyez-vous sur notre modèle de restitution du dépôt de garantie.

Logement indécent ou insalubre : des recours renforcés

Quand le problème dépasse la simple réparation et touche à la santé ou à la sécurité, le locataire dispose de leviers supplémentaires. Un logement non décent peut justifier une action pour contraindre le bailleur à réaliser les travaux de mise en conformité. Vous restez tenu de payer votre loyer pendant la procédure, sauf décision du juge, mais celui-ci peut ordonner une réduction de loyer ou la consignation des sommes.

En cas d’insalubrité avérée, ce sont les pouvoirs publics qui interviennent. Vous pouvez signaler la situation à la mairie ou à l’agence régionale de santé, qui peut diligenter une enquête et prendre un arrêté. Un arrêté d’insalubrité peut suspendre le paiement du loyer et imposer au propriétaire des travaux, voire un relogement. Ces démarches relèvent d’une logique de recours administratif que nous détaillons dans notre guide sur les démarches administratives, recours et contestations.

Bien formaliser ses demandes : le réflexe de l’écrit

Quel que soit le motif, une demande au propriétaire ne prend toute sa force que par écrit. L’oral ne laisse aucune preuve et ne fait courir aucun délai. Trois principes guident une démarche efficace.

Privilégier la lettre recommandée

La lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) reste la référence pour toute demande sérieuse adressée au bailleur. Elle prouve la date d’envoi et de réception, ce qui est déterminant si le litige se prolonge. Conservez systématiquement une copie de votre courrier et l’avis de réception.

Être factuel et précis

Décrivez le problème de façon objective, avec des dates, des constats et, quand c’est possible, des photos. Rappelez l’obligation légale concernée et indiquez clairement ce que vous attendez : une réparation, un décompte de charges, une restitution. Plus votre demande est documentée, plus elle est difficile à ignorer.

Respecter la gradation des étapes

Une demande simple, puis une mise en demeure, puis la conciliation, puis le juge : cette progression montre votre bonne foi et renforce votre position si l’affaire va jusqu’au tribunal. Sauter des étapes ou réagir de manière disproportionnée dès le départ peut au contraire vous desservir. Si le propriétaire reste injoignable ou de mauvaise foi, une mise en demeure de payer ou de faire constitue souvent le tournant qui débloque la situation.

Loyer, révision et encadrement : ce que le propriétaire peut exiger

Le montant du loyer n’est pas non plus à la libre disposition du bailleur une fois le bail signé. Plusieurs garde-fous protègent le locataire contre des hausses injustifiées.

La révision annuelle plafonnée par l’IRL

Si le bail prévoit une clause de révision, le loyer ne peut être augmenté qu’une fois par an, à la date convenue, et dans la limite de la variation de l’indice de référence des loyers (IRL) publié par l’Insee. Sans clause de révision dans le contrat, le loyer reste figé pendant toute la durée du bail. Le bailleur doit en outre appliquer la révision dans l’année qui suit la date prévue, faute de quoi il perd le bénéfice de cette hausse pour l’année écoulée. Aucune régularisation rétroactive sur plusieurs années n’est possible.

Cette révision est distincte des charges. Une augmentation des provisions de charges ne peut se justifier que par l’évolution réelle des dépenses récupérables et doit, elle aussi, être appuyée par le décompte annuel. Si vous recevez une demande de hausse qui dépasse l’IRL ou qui mélange loyer et charges sans distinction, vous êtes fondé à demander une clarification écrite avant tout paiement supplémentaire.

Les zones d’encadrement des loyers

Dans certaines agglomérations soumises à l’encadrement, le loyer ne peut pas dépasser un loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral, sauf complément justifié par des caractéristiques exceptionnelles du logement. Un locataire qui constate un dépassement peut engager une action en diminution de loyer. La première étape reste amiable : une demande écrite rappelant le plafond applicable suffit parfois à obtenir un réajustement, avant toute saisine de la commission de conciliation.

Le cas particulier du renouvellement

À l’arrivée du terme, le propriétaire peut proposer un nouveau loyer s’il estime que celui en cours est manifestement sous-évalué, mais il doit alors apporter la preuve de cette sous-évaluation par des références de loyers comparables dans le voisinage. La procédure est strictement encadrée par l’article 17-2 de la loi de 1989 et laisse au locataire un délai pour contester. Là encore, rien ne se fait par simple annonce verbale : une notification formelle est exigée, et son absence rend la demande inopposable.

Les obligations documentaires et d’information du bailleur

Au-delà de l’entretien et du loyer, le propriétaire est tenu de remettre au locataire un certain nombre de documents et d’informations tout au long de la relation locative.

Les diagnostics et l’annexe technique

Lors de la signature, le bailleur doit fournir un dossier de diagnostics techniques comprenant notamment le diagnostic de performance énergétique (DPE), le constat de risque d’exposition au plomb pour les logements anciens, l’état des risques, et le cas échéant l’amiante. Un DPE devenu obligatoire pour fixer le niveau de décence énergétique, le locataire d’une passoire thermique dispose de leviers spécifiques pour exiger des travaux d’amélioration. Ces documents ne sont pas de simples formalités : ils engagent le bailleur sur l’état réel du bien.

La quittance de loyer

Le propriétaire doit, à la demande du locataire, lui délivrer gratuitement une quittance de loyer dès lors que le paiement a été effectué intégralement. Aucun frais ne peut être facturé pour ce document. La quittance distingue le loyer des charges et constitue une preuve de paiement précieuse, utile par exemple pour une demande de logement, un dossier administratif ou une attestation d’hébergement à fournir à un proche. Un bailleur qui refuse de délivrer les quittances manque à une obligation que vous pouvez lui rappeler par écrit.

L’information en cas de vente ou de congé

Si le propriétaire souhaite vendre le logement ou y reprendre habitation, il doit respecter un formalisme strict de congé, avec un préavis de six mois avant le terme du bail et un motif précis. Un congé pour vendre doit accorder au locataire un droit de préemption, c’est-à-dire la possibilité d’acheter en priorité. Un congé irrégulier dans sa forme ou son délai est sans effet. Le locataire qui reçoit un congé du propriétaire a tout intérêt à en vérifier la validité avant de quitter les lieux, car les conditions de fond et de forme sont nombreuses.

Que faire face à un propriétaire injoignable ou de mauvaise foi

Toutes les situations ne se règlent pas par un simple courrier. Lorsque le bailleur ignore vos demandes, conteste systématiquement ou reste introuvable, il existe des voies de recours graduées et, pour la plupart, gratuites.

La commission départementale de conciliation

C’est l’interlocuteur privilégié pour les litiges locatifs courants : charges, réparations, état des lieux, dépôt de garantie, révision de loyer. La saisine est gratuite et se fait par simple lettre. La commission réunit représentants des bailleurs et des locataires et cherche un accord amiable. Même sans accord, son avis éclaire la suite et témoigne de votre bonne foi devant le juge. Pour certains litiges, la conciliation est d’ailleurs un préalable obligatoire avant toute action en justice.

Le recours au juge des contentieux de la protection

Si la conciliation échoue, le juge des contentieux de la protection est compétent pour les litiges entre bailleur et locataire. Il peut ordonner des travaux, condamner le propriétaire à restituer un dépôt de garantie, prononcer une réduction de loyer ou trancher une contestation de charges. La procédure est accessible sans avocat pour de nombreux litiges, et les associations de défense des locataires peuvent vous accompagner dans la constitution du dossier.

Les associations et la médiation

Avant d’en arriver au tribunal, les associations agréées de défense des locataires offrent un appui gratuit ou à faible coût : lecture du bail, vérification d’un décompte, rédaction d’un courrier. Pour les litiges avec certains organismes ou bailleurs sociaux, une réclamation auprès du médiateur compétent peut débloquer une situation sans passer par le juge. Garder à l’esprit l’existence de ces relais évite de subir une situation par découragement.

En résumé

Le bailleur doit délivrer un logement décent, en assurer la jouissance paisible et l’entretenir en prenant à sa charge tout ce qui dépasse l’entretien courant. Les charges sont limitativement encadrées et doivent être régularisées chaque année, justificatifs à l’appui. Le dépôt de garantie ne couvre que les manquements réels du locataire, jamais la vétusté. Face à un propriétaire qui ne respecte pas ses obligations, la clé est toujours la même : une demande écrite, claire et documentée, suivie au besoin d’une mise en demeure puis d’un recours. Chez doctae.fr, notre rôle est de vous aider à rédiger ces courriers avec le bon ton et les bonnes références, pour défendre vos droits sereinement.

Sources officielles

Questions fréquentes

Quelles sont les obligations du propriétaire pendant le bail ?

Le bailleur doit délivrer un logement décent et en bon état d'usage, assurer au locataire une jouissance paisible des lieux, et entretenir le logement en y réalisant les réparations autres que locatives. Ces obligations figurent à l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989. Le propriétaire ne peut pas s'y soustraire par une clause du contrat, ces règles étant d'ordre public et protectrices du locataire.

Qui paie les réparations dans un logement loué ?

Le locataire prend en charge l'entretien courant et les réparations dites locatives, listées par le décret n° 87-712 du 26 août 1987 (joints, petites fournitures, entretien des équipements). Le propriétaire assume les grosses réparations, la vétusté et tout ce qui touche à la structure ou aux équipements vétustes. En cas de doute, le critère est l'usure normale liée au temps, qui reste à la charge du bailleur.

Que faire si le propriétaire refuse de faire des travaux ?

Adressez d'abord une demande écrite par lettre recommandée avec accusé de réception, en décrivant précisément le problème et en fixant un délai raisonnable. Sans réponse, envoyez une mise en demeure. Si le blocage persiste, vous pouvez saisir gratuitement la commission départementale de conciliation, puis le juge des contentieux de la protection. Ne réalisez jamais les travaux vous-même sans accord ou autorisation du juge.

Le propriétaire peut-il augmenter les charges quand il veut ?

Non. Les charges locatives ne peuvent porter que sur des dépenses limitativement énumérées par le décret n° 87-713 du 26 août 1987 et doivent correspondre à des frais réellement engagés pour le logement. Une régularisation annuelle, justificatifs à l'appui, est obligatoire. Vous pouvez demander le détail des charges et contester toute somme qui ne figure pas dans la liste légale ou qui n'est pas justifiée.